De la "compétitivité" du court métrage français

Publié le par anima

De la "compétitivité" du court métrage français

En attendant le rapport annuel d'Unifrance (organisme sous tutelle du CNC, chargé de la promotion du cinéma français dans le monde) concernant l'Exportation des courts métrages français à l'international en 2015 dont la publication est prévue en fin d'année, le rapport 2013 vaut le coup d'œil (lien ci-dessous) pour quiconque considère encore que l'économie du court métrage - d'animation en particulier - est négligeable et sans effets sur le rayonnement culturel national à l'étranger.

Un "billet éco" diffusé à 5h45 ce mercredi sur France Inter, s'appuyant sur les données du rapport 2014, semblait confirmer la tendance haussière des ventes de courts métrages à l'étranger et notamment la part grandissante que se taille l'animation dans ce gros gâteau.

En parcourant les données de l'année 2013, j'ai été ravi par la présence dans le "Top 10" des courts métrages les plus vendus 4 films programmés en salle par anima, dont 3 produits par Autour de Minuit (Pixels, Logorama, Lonely bones). Le quatrième, et le mieux placé, étant le coquin Tram de Michaela Pavlatova, produit par Sacrebleu.
Mais ce qui me remplit de joie, c'est la position de tête de l'excellent film de Benjamin Parent Ce n'est pas un film de cow-boy (ce n'est pas un film d'animation !) dont j'ai eu le plaisir de rédiger le dossier pédagogique dans le cadre du dispositif d'éducation à l'image "Collège au cinéma" de Seine-et-Marne. Quand on connaît la ténacité qu'il aura fallu pour imposer et maintenir dans ce contexte éducatif ce film - qui aborde notamment la question de l'homosexualité par le verbe et le ton de la comédie sensible, en pleine polémique sur le mariage gay, on ne peut que se féliciter, sans toutefois s'en étonner, d'une diffusion internationale si large qui en dit plus long sur le recul latent des conservatismes que bien des raccourcis médiatiques.

> consulter le rapport d'Unifrance

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